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Négociation retraites – l’issue de la négociation

Publié le 08/07/2025

Compte-rendu des deux dernières séances de négociation retraites (17 et 23 juin) et des raisons de l’absence de signature finale.

Les négociations sur les retraites ont mis en lumière des désaccords profonds entre les organisations syndicales et patronales, empêchant la conclusion d’un accord global.

Persistance des désaccords

  • Sur la pénibilité du travail car le patronat défend une approche centrée sur la prévention, n’acceptant un départ anticipé qu’en cas d’incapacité médicale. À l’inverse, les syndicats revendiquent un droit à départ anticipé dès l’exposition à des conditions de travail pénibles, sans attendre une dégradation de la santé.
  • Sur le financement puisque le patronat refuse toute augmentation du forfait social ou des cotisations. Les syndicats, eux, demandent un effort équitablement réparti entre salariés, retraités et entreprises.

Les autres points de désaccord portent sur le refus du patronat d’abaisser l’âge d’annulation de la décote à 66 ans et sur le caractère opposable de la retraite progressive à 80 %.

Tentative de point d’équilibre

Un compromis avait été proposé pour tenter de rapprocher les positions :

  • Pénibilité : réintégration de trois facteurs ergonomiques dans le C2P, avec droit à départ anticipé sans constat médical.
  • Mères de famille : meilleure prise en compte dans le calcul des pensions et accès facilité à la retraite anticipée.
  • Décote : abaissement de l’âge d’annulation à 66 ans et demi.
  • Financement :
    • Hausse de la CSG pour les retraités les plus aisés.
    • Sous-indexation des pensions.
    • Révision des conditions de trimestres pour départ anticipé.
    • Participation des employeurs via les cotisations AT/MP et le forfait social.

Malgré cette tentative d’équilibre, le patronat a rejeté le compromis global. Il a communiqué ses propres propositions via la presse, sans les partager en amont avec les syndicats.

S’il a accepté certaines mesures (âge de décote, reconnaissance des mères de famille), il a refusé toute hausse de cotisation, le droit à départ anticipé pour les nouveaux facteurs de pénibilité et a proposé de supprimer les départs anticipés pour carrière longue à 62 et 63 ans.

Et maintenant ?

Le blocage sur la pénibilité et le financement a conduit à l’échec de la négociation, constaté par les syndicats.

Le gouvernement a appelé à reprendre les discussions, mais la CFDT a indiqué qu’elle ne participerait pas à de nouvelles séances dans le même format.

Conclusion

Les dernières séances de négociation ont échoué en raison du refus du patronat de reconnaître la pénibilité et de participer au financement des mesures.

Malgré un point d’équilibre envisageable, les partenaires sociaux ont constaté l’impossibilité de parvenir à un accord.

La négociation est close, mais le dossier des retraites reste ouvert, laissant place à de futurs échanges entre syndicats et gouvernement.