Passer au contenu principal

FAQ

Retrouvez l’ensemble des questions/réponses
posées à la Commission Affaires Sociales.

SANTÉ & PRÉVOYANCE

Congé supplémentaire de naissance et mutuelle santé

A partir du 1er juillet prochain, le congé supplémentaire de naissance instauré par l’article L.1225-46-2 du Code du Travail entraînera la suspension du contrat de travail. Dans le cadre du congé maternité/paternité, l’entreprise maintient la complémentaire santé. Cet avantage sera-t-il étendu à ce nouveau congé supplémentaire ?

En cas de suspension du contrat de travail, les garanties en santé et en prévoyance sont maintenues uniquement quand le salarié bénéficie :

  • d’un maintien, total ou partiel, de salaire,
  • d’indemnités journalières complémentaires (à celles versées par la sécurité sociale) ou d’une prime d’invalidité/rente d’incapacité permanente complémentaire financées au moins pour partie par l’employeur,
  • d’un revenu de remplacement versé par l’employeur.

(Cf. avenants n° 2 aux accords collectifs santé et prévoyance)

Le congé supplémentaire de naissance suspend effectivement le contrat de travail. Pendant celui-ci, le salarié peut bénéficier d’indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) mais pas d’un maintien de salaire par l’employeur, à la différence du congé maternité/paternité.

Par conséquent, le salarié en congé supplémentaire de naissance dont le contrat de travail est suspendu ne se trouve dans aucun des trois cas de figure listés ci-dessus.

Les garanties santé et prévoyance sont donc suspendues pendant cette période. Toutefois, comme précisé dans les notices du RPP et de Klésia, le salarié a la possibilité de demander le maintien des garanties de frais de santé moyennant le paiement de la cotisation à sa charge exclusive.

Fin de versement de complément de salaire

L’application stricte des CCN conduit à la fin de versement de complément de salaire pendant les 3 premiers mois d’arrêt maladie ou accident pour les salariés ayant moins de 12 mois de présence effective, merci de préciser:

A quelle date précise cette mesure sera effective ? à compter du 1er juillet 2026.

La présence effective de 12 mois sera-t-elle bien appréciée au 1er jour de l’arrêt ? à compter du 1er jour d’arrêt.

Pour les nouveaux salariés embauchés, ayant déjà 12 mois de présence effective dans les CCN concernées via un ancien employeur de la branche, pouvez-vous nous confirmer qu’ils n’auront pas de franchise et donc auront le complément de salaire dès leur premier jour d’arrêt ? Les CCN des Sociétés d’Assurances prévoit que « la durée de douze mois est ramenée à trois mois pour les salariés ayant au moins douze mois de présence chez un autre employeur (au sens de l’art. 1er) au cours des 5 dernières années précédant leur embauche dans l’entreprise » (article 75 de la CCN des Sociétés d’Assurances). Le même type de disposition existe dans la CCN de l’Inspection de l’Assurance (article 53). Dans ce cas-là, le salarié ne pourra donc bénéficier du complément de salaire que s’il a plus de trois mois de présence effective dans l’entreprise.
La CCN des Sociétés d’Assistance ne prévoyant pas le même type de disposition concernant l’antériorité dans la profession, le salarié ne pourra bénéficier du complément de salaire que s’il a plus de 12 mois de présence effective dans l’entreprise.

Quels sont tous les motifs d’absence qui ne rentrent pas dans le calcul des 12 mois de présence effective ? Tous ceux qui ne sont pas légalement assimilés à du temps de travail effectif (ex : arrêt maladie, congé de maternité, etc).

Remboursement vaccin anti grippe

En dehors des sites centraux, les salariés peuvent-ils obtenir le remboursement de leur vaccination antigrippale effectuée sans prescription médicale ? Dans l’affirmative, selon quelles modalités ?

Cette disposition n’est pas prévue. A noter qu’en cas de prescription, la mutuelle rembourse la vaccination à 100%.

Grossesse et jours de télétravail supplémentaires

Pour bénéficier des 2 jours de télétravail supplémentaires prévus par l’article 6.1.1 de l’accord QVCT (à partir du 6e mois de grossesse), la recommandation du médecin du travail doit elle faire figurer 2 jours impérativement ? Ou est-il possible d’accéder au 1er jour occasionnel de l’accord télétravail et un second jour de télétravail (accord QVCT) sur prescription du médecin du travail ?

Pour accéder aux 2 jours de TLT supplémentaires prévus par l’accord QVCT, l’intéressée devra avoir une recommandation de son médecin du travail en ce sens. A défaut d’une telle recommandation (2 jours de TLT), la collaboratrice pourra bénéficier d’1 jour supplémentaire par semaine en vertu de l’accord Télétravail.

Congé parental et maintien de la mutuelle employeur

Lorsqu’un salarié est en congé parental, quel est le délai de prévenance auprès de la mutuelle, s’il désire que ses garanties soient maintenues ? Le montant de sa cotisation et les garanties seront-ils identiques (hors part employeur) ? Mêmes questions, en cas de licenciement (hors faute lourde) et retraite

Lorsque le salarié en congé parental total souhaite maintenir sa mutuelle, il est prévu que les garanties prennent effet :

– à la date de la suspension du contrat de travail sous réserve que la demande de maintien de la garantie soit réceptionnée par l’Institution via le centre de gestion au plus tard 15 jours avant la date de suspension du contrat de travail ;

– au 1er jour du mois civil suivant la demande si celle-ci est formulée au plus tard dans les 3 mois qui suivent la date de suspension du contrat de travail. Le salarié devra alors s’acquitter de la totalité de sa cotisation (part employeur et part salariale existantes au moment de sa demande – susceptibles d’évoluer en fonction des conditions du contrat groupe).

En cas de cessation du contrat de travail non consécutive à une faute lourde, le salarié pourra bénéficier du maintien de ses garanties sous réserve qu’il bénéficie d’une prise en charge par le régime de l’Assurance chômage. C’est le dispositif de la portabilité des droits qui s’applique selon les conditions indiquées au collaborateur au moment de son départ de l’entreprise. Il n’y aura pas de paiement de cotisations pour le salarié sur la durée de mise en œuvre de ce dispositif. Pour rappel, le salarié devra transmettre chaque mois à l’institution son attestation France Travail pour bénéficier de ce dispositif.

Enfin, le salarié qui part à la retraite, pourra bénéficier du maintien des garanties à titre individuel pour un niveau équivalent à celui du contrat collectif sans condition de durée, sans délai de carence ni d’examens ou questionnaires médicaux, dès lors qu’il bénéficie d’une pension vieillesse. Dans ce cas, il devra formuler sa demande au plus tard dans les six mois suivant la cessation de son contrat de travail. L’employeur informera alors l’Institution de la cessation du contrat de travail afin de lui permettre de proposer au salarié ce maintien individuel. La lettre d’acceptation de l’Institution comportera la garantie, la date d’effet et le montant de la cotisation.

Prise en charge médecine douce

L’onglet ostéopathie, chiropractie, … mentionne 50€ par séance et dans la limite de 6 séances (300€) par bénéficiaire et l’onglet psychologue indique 40€ par séance dans la limite de 8 séances (320€). Pourquoi la prise en charge de toutes ses séances est refusée, à partir du moment où le forfait Médecines douces de 280€ est atteint ?

Il s’agit d’un double plafond. En effet, il y a un maximum de séances par spécialités et par année, ainsi qu’un maximum de remboursement par séance.

Et en tout état de cause, en matière de médecine douce, le montant maximum de remboursement par an est de 280 €.

Diminution des indemnités journalières

Les conditions d’indemnisation en cas d’arrêt de travail changent à compter du 1er avril 2025, les collaborateurs seront-ils impactés ?

Les salariés en arrêt de travail pour maladie non professionnelle n’ont droit qu’au versement des indemnités journalières versées par la sécurité sociale. L’abaissement du plafond du salaire de référence conduira ainsi à une indemnisation moindre pour le salarié.
Lorsque le salarié en arrêt maladie remplit les conditions pour le maintien de salaire, l’employeur est tenu de compléter les indemnités journalières de la sécurité sociale pour assurer le maintien de salaire. L’abaissement du plafond du salaire de référence conduira à une augmentation de la prise en charge de l’employeur pour assurer le maintien de salaire ou, le cas échéant du régime de prévoyance complémentaire.

Garantie Orthodontie

Concernant la garantie Orthodontie, la garantie actuelle s’appliquera jusqu’au 31 janvier 2025 et la nouvelle garantie s’appliquera au 1er février 2025. Si des soins sont engagés en 2024 et perdurent jusqu’en 2025, sur quelles bases seront remboursés les salariés ?

C’est bien la nouvelle garantie qui s’appliquera dès le 1er février 2025, y compris pour des devis réalisés avant cette date. Si le changement de garantie intervient en cours de semestre de soins, l’actuelle et la future garantie s’appliqueront au prorata temporis. Exemple : en cas de changement de garantie au 1er février 2025, pour un semestre de traitement commencé le 1er octobre 2024, le remboursement sera réalisé au prorata, à savoir : sur la base de la garantie actuelle d’octobre 2024 à janvier 2025, puis sur la base de la garantie nouvelle au titre des 2 derniers mois (février et mars 2025). Si un devis a été établi sur plusieurs semestres, le même principe s’applique.

Congé proche aidant et mutuelle employeur

Lorsqu’un collaborateur est en congé proche aidant, que devient la mutuelle employeur ? Le contrat de travail étant suspendu, doit-on prendre une mutuelle pour quelques mois ou y a-t-il une portabilité ?

Lorsque la suspension du contrat de travail du collaborateur est d’une durée supérieure à 1 mois et ne donne lieu à aucun maintien de salaire ( cas du congé proche aidant), les garanties santé/prévoyance sont suspendues à la date à laquelle le collaborateur a effectivement cessé totalement le travail jusqu’à la reprise effective du travail. Il devra donc prendre une mutuelle à ses frais pendant cette suspension s’il souhaite continuer à être couvert. Il peut également conserver les garanties de la mutuelle employeur en prenant à sa charge l’intégralité des cotisations (y compris donc la part employeur des cotisations).

Cotisation mutuelle complémentaire santé

Merci de bien vouloir nous indiquer si les salariés cotisant à la mutuelle complémentaire santé obligatoire sont éligibles à la déductibilité des sommes versées par eux même. Merci de nous en expliquer le fonctionnement et de nous indiquer où les salariés peuvent en retrouver les montants à déclarer.

1) Les cotisations salariales du contrat Santé RPP et Klesia sont des contrats obligatoires qui respectent les conditions des « contrats responsables ». Les cotisations sont donc déductibles du net imposable pour le calcul de l’impôt sur le revenu.
2) Le net fiscal est calculé par ADP et déclaré à l’administration fiscale. Le salarié n’a pas à déclarer ces sommes, celles-ci étant déjà déclarées dans le net fiscal.
Le net fiscal est composé du brut duquel on déduit les cotisations salariales de santé (mutuelle niveau 1 & 2) à l’exception de la CSG/CRDS non déductible et de l’AFD (Assurance facultative décès) et auquel on rajoute les cotisations patronales de santé (mutuelle niveau 1 & 2). On exclut les indemnités de télétravail qui sont non exonérées de cotisations (ligne en haut de bulletin pris en compte dans le salaire brut), les heures supplémentaires défiscalisées (la mention de défiscalisation doit être mentionné dans le libellé du poste) et on rajoute les CSG/CRDS sur les indemnités de télétravail et celles sur les HS.
Cette définition est celle que nous retrouvons pour la grande majorité des situations. Bien entendu des situations peuvent être plus complexe (licenciement, excédents fiscaux…).

Age enfant étudiant assuré MMA

Dans le cadre du contrat frais de soins des salariés Covéa, jusqu’à quel âge un ayant droit, enfant de l’assuré MMA étudiant, peut-il être couvert sur le contrat frais de soins ?
L’assureur prévient-il le salarié en cas de radiation ou lorsque l’ayant droit ne peut plus être couvert comme par exemple la limite d’âge.

Sont couverts par le régime Santé :

  • Les enfants de moins de 18 ans fiscalement à charge ;
  • Les enfants âgés de plus de 18 ans disposant de leur propre numéro de sécurité sociale mais à la charge du salarié au sens de la législation fiscale : moins de 21 ans, ou 25 ans s’ils poursuivent des études ou handicapé (sans critère d’âge).
    Pour les enfants majeurs, le rattachement fiscal doit être justifié auprès du BCAC.
    En cas d’adhésion d’enfants majeurs handicapés ou à charge fiscale, le salarié doit déposer via son espace adhérent: https://bcac-adherent.gestionsante.fr/login/:
  • l’attestation sur l’honneur BCAC ;
  • l’attestation carte vitale du salarié et du majeur concerné ;
  • l’avis d’imposition.
    Dans le cadre d’une campagne annuelle d’information, il est rappelé au salarié la nécessité d’adresser les documents ci-dessus au BCAC ; en revanche, si le salarié ne le fait pas, le salarié n’est pas informé de la radiation.

Arrêt de travail, absences diverses

Arrêt de travail, absences diverses
Lors d’arrêt de travail ou d’absences pour autre motif, les salarié.e.s doivent aviser le management et adresser les justificatifs « papier » à l’administration du personnel.
De trop nombreuses fois, les salarié.e.s concernés sont relancés, voire menacés pour non production des documents alors que ceux-ci ont bien été adressés par voie postale.
Est-il possible de revoir le process, de permettre l’envoi des justificatifs par moyen dématérialisé et de réclamer les documents « papier » ponctuellement ?

La notion de menace n’est pas appropriée. En effet, Il s’agit simplement de dire que si une absence ne peut pas être justifiée, elle n’est pas rémunérée. Comme déjà évoqué lors de la CAS du 7 avril 2021, pour toute absence, même d’une 1/2 journée, un justificatif d’arrêt maladie ou d’hospitalisation est obligatoire. Le collaborateur doit prévenir son manager de son absence le plus tôt possible et au plus tard dans les 48 heures et adresser impérativement sous 48h (72h pour Fidélia) :

  • L’original des volets 1 et 2 à la CPAM dont il dépend (sous 48h),
  • L’original du volet 3 à l’administration du personnel, en précisant son matricule RH Covéa.
    Enfin, il convient de faire la distinction entre les arrêts dématérialisés initialement et les arrêts Cerfa. Si l’arrêt est dématérialisé par le médecin, il est bien évidemment accepté par l’administration du personnel. En revanche, si l’arrêt est un imprimé Cerfa papier, le salarié doit adresser l’original à l’administration du personnel, par voie postale. Il est utile que le salarié fasse une copie de ce Cerfa avant de l’envoyer par voie postale pour être en capacité de le renvoyer en cas de non-réception.

Pièces médicales

Pièces médicales
Des salariés nous font remonter qu’ils reçoivent de la part d’ADP des demandes de certificats médicaux précisant le motif de différents arrêts de travail qu’ils ont eu dans l’année, en menaçant de représailles financières en cas de non réponse de ces salariés. D’une part, nous ne comprenons pas que des salariés doivent transmettre un certificat médical à l’employeur en vertu du secret médical et même si ce dernier est codifié, mais plutôt à la prévoyance. Et d’autre part, menacer un salarié de retrait de salaire pour ce motif est illégal.
Merci de nous donner votre position sur cette situation ?

Il est demandé au collaborateur de fournir un certificat du médecin qui permettre de confirmer qu’il s’agit d’une même pathologie ou d’une pathologie différente.
ADP ne demande pas et n’a pas besoin de savoir quelle est la maladie.
L’objectif est de déterminer si la prise en charge de la maladie relève de l’entreprise ou de la prévoyance.
Il s’agit donc d’une demande parfaitement légitime et en aucun cas d’une menace