
Contrats Santé et Prévoyance des salariés Covéa
La CFDT voulait pérenniser notre système de protection sociale, Santé et Prévoyance, avec pour objectif de maintenir des garanties « haut de gamme » en faisant supporter un coût raisonnable aux salariés (environ 50 € de plus par an seulement). Mais le dogmatisme des autres organisations syndicales n’a pas permis l’ouverture de négociation. La Direction va donc appliquer unilatéralement ses choix sur les garanties et les cotisations tant en Santé qu’en Prévoyance.
FACE À LA DÉRIVE DES PRESTATIONS SANTÉ ET PRÉVOYANCE : IL FAUT RÉAGIR
VOTRE RÉGIME ACTUEL : C’EST QUOI ?
Quelles charges supportent employeur et salariés ?

COTISATION SANTÉ (basée sur le PASS*)
| Part employeur | Part salarié | |
|---|---|---|
| BCAC (RPP) | 95 % | 5 % |
| Klésia (surcomplémentaire) | 60 % | 40 % |
*PASS = Plafond Annuel de la Sécurité Sociale, 47 100 € en 2025

COTISATION PRÉVOYANCE (basée sur le salaire)
| Part employeur | Part salarié | |
|---|---|---|
| BCAC (RPP) | 92 % | 8 % |
| Klésia (surcomplémentaire) | 75 % | 25 % |
Le coût total pour l’employeur s’élève à 100 millions d’euros par an.
LE BILAN 2025 DES CONTRATS SANTÉ ET PRÉVOYANCE

Le contrat Santé
avait été majoré de 5 % début 2025 et un coup de canif avait déjà été porté sur le niveau de certaines garanties :
chambre particulière, médicaments prescrits non remboursés et orthodontie adulte.
Et ceci, afin d’éviter une hausse des cotisations. Le S/P projeté 2025 est de 98 % et le S/P projeté 2026 est de 105 %.

Le contrat Prévoyance
a été majoré de 2,5 %, mais le déficit se monte déjà au bout de 2 ans à 2,5 millions € en raison de l’augmentation des arrêts de travail (+5,1 %) :
Risque décès : + 1,8 M€
Risque arrêt de travail : – 4,3 M€
= – 2,5 M€

Le S/P projeté 2025 est de 103 % et le S/P projeté 2026 est de 108 %.
La direction a posé le cadre
Aux 100 millions d’euros annuels, la Direction prendra en charge pour 2026, 4,9 millions d’euros de charges supplémentaires dues aux effets conjugués suivants :

Augmentations de la branche RPP :
Santé +4 %, Prévoyance +7 %

Revalorisation du PASS sur le contrat Santé :
hypothèse 2026 + 1,5 %

Désengagement de la Sécurité Sociale sur les Indemnités Journalières Sécurité Sociale (IJSS) en Prévoyance

et elle ne veut pas contribuer plus.
FORTE DE CE CONSTAT,
LA CFDT A ÉTÉ FORCE DE PROPOSITION
Nous avons proposé de revoir la répartition des cotisations entre employeur et salariés afin de garantir les prestations :
| Part employeur | Part salarié | |
|---|---|---|
| 58 % | 42 % | |
| 70 % | 30 % |
Cette proposition permettait de conserver des prestations « haut de gamme* » de garanties en Santé et d’assurer l’avenir de la Prévoyance avec un coût raisonnable pour le salarié : environ 50 € par an (pour un salaire de 43 000 €, soit 4,16 € mensuellement).
*La CFDT était favorable à la différenciation de prise en charge en optique entre réseau et hors réseau Santéclair.

La Direction était prête à ouvrir une négociation si une majorité des organisations syndicales se dégageait pour revoir la répartition des cotisations.
Or, aucune n’a voulu se rallier à notre proposition. Et donc aucune négociation n’a pu s’ouvrir !
SANS NÉGOCIATION OUVERTE,
LA DIRECTION DÉCIDE UNILATÉRALEMENT
LA DIRECTION A DONC TRANCHÉ POUR 2026 :
En santé, Klésia préconisait 7,2 % d’augmentation mais la Direction a fait le choix d’agir sur les garanties pour ne pas remettre la main à la poche :


En santé

Pas de hausse de cotisation
(hormis la revalorisation du PASS, hypothèse 2026 + 1,5 %)
Mais des modifications de garanties

IMPACT DE 5PTS
Optique :
prise en charge différenciée Réseau / Hors Réseau Santéclair,
Et une nouvelle offre C’Evidentia pour de l’optique, à distance

IMPACT DE 1.7PTS
Suppression du forfait
naissance / adoption
(10 % du PMSS soit 392 €
en 2025)

IMPACT DE 0.5PTS
Forfait pharmacie prescrite
non remboursée
plafonnée à 100 € / bénéficiaire
(au lieu de 150 €)

En Prévoyance
Klesia demandait 8 % d’augmentation mais la Direction a opté pour la solution suivante :
Augmentation de la cotisation (répartie entre employeur et salarié) :
2,4 %
Diminution de la prise en charge lors des arrêts maladie :
Le montant correspond à la CSG/CRDS (6,7 % de contributions sociales) sur les IJSS ne sera plus couvert par Klésia afin de garantir le salaire net.
Ce montant correspond au maximum à 84,50 € / mois qui sera désormais à votre charge (en effet, les IJSS sont calculées sur la base de 50 % du salaire journalier plafonné à 41,47 € par jour).
Fin de la prise en charge des jours de carence et du complément de salaire :
De plus, au vu du nombre important d’arrêts de travail chez les nouveaux embauchés (moins de 12 mois de présence effective), la Direction a décidé d’appliquer strictement les CCN présentes chez Covéa.

Dans les faits, les salariés ayant moins de 12 mois de présence effective ne bénéficieront plus du maintien de salaire sur les 90 premiers jours d’arrêt, ils percevront uniquement les IJSS. Le RPP et Klesia interviendront à partir du 91ème jour d’arrêt.
QUEL AVENIR POUR LA PROTECTION SOCIALE DES SALARIÉS COVÉA ?
Nos contrats de protection sociale n’échappent pas à la dérive des dépenses année après année, d’autant plus que la Sécurité Sociale ne cesse de se désengager.
Le report de pertes des contrats Santé et Prévoyance Covéa au 31/12/2024 se monte à 3 millions d’euros.

LA CFDT S’EST DONC BATTUE, SEULE
pour pérenniser la protection sociale des salariés Covéa en :

Refusant une fois de plus des modifications de garanties en Santé, année après année, comme unique levier.

Acceptant des hausses de cotisations en Prévoyance plus importantes afin de pérenniser le régime et réduire le déficit constaté.

Demandant l’ouverture d’une négociation pour proposer une nouvelle répartition des taux de cotisations. La CFDT était prête à s’engager pour une participation financière mesurée des salariés (4,16 € / mois / salarié), pour la sauvegarde des garanties.
La Direction mettra donc en place ses mesures, de manière unilatérale. Faute de consensus autour de la répartition des cotisations, les autres Organisations Syndicales ont fermé la porte à tout dialogue social.
Cet immobilisme pourrait renforcer de nouvelles baisses ou suppressions de nos garanties à l’avenir.
Pour la CFDT cela n’est pas acceptable et nous déplorons ce dogmatisme !


L’avenir de notre protection sociale est fragile au regard du déficit constaté !
Chacun devra prendre ses responsabilités si nous nous retrouvons dans une situation comme en 2023 où la Direction avait peiné à trouver un nouvel assureur.





