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Contrats Santé et Prévoyance des salariés Covéa

Publié le 22/10/2025

La CFDT voulait pérenniser notre système de protection sociale, Santé et Prévoyance, avec pour objectif de maintenir des garanties « haut de gamme » en faisant supporter un coût raisonnable aux salariés (environ 50 € de plus par an seulement). Mais le dogmatisme des autres organisations syndicales n’a pas permis l’ouverture de négociation. La Direction va donc appliquer unilatéralement ses choix sur les garanties et les cotisations tant en Santé qu’en Prévoyance.

Quelles charges supportent employeur et salariés ?

Part employeurPart salarié
BCAC (RPP)95 %5 %
Klésia (surcomplémentaire)60 %40 %

*PASS = Plafond Annuel de la Sécurité Sociale, 47 100 € en 2025

Part employeurPart salarié
BCAC (RPP)92 %8 %
Klésia (surcomplémentaire)75 %25 %

Le coût total pour l’employeur s’élève à 100 millions d’euros par an.

avait été majoré de 5 % début 2025 et un coup de canif avait déjà été porté sur le niveau de certaines garanties :
chambre particulière, médicaments prescrits non remboursés et orthodontie adulte.
Et ceci, afin d’éviter une hausse des cotisations. Le S/P projeté 2025 est de 98 % et le S/P projeté 2026 est de 105 %.

a été majoré de 2,5 %, mais le déficit se monte déjà au bout de 2 ans à 2,5 millions € en raison de l’augmentation des arrêts de travail (+5,1 %) :

Le S/P projeté 2025 est de 103 % et le S/P projeté 2026 est de 108 %.

Aux 100 millions d’euros annuels, la Direction prendra en charge pour 2026, 4,9 millions d’euros de charges supplémentaires dues aux effets conjugués suivants :

Augmentations de la branche RPP :
Santé +4 %, Prévoyance +7 %

Revalorisation du PASS sur le contrat Santé :
hypothèse 2026 + 1,5 %

Désengagement de la Sécurité Sociale sur les Indemnités Journalières Sécurité Sociale (IJSS) en Prévoyance

Nous avons proposé de revoir la répartition des cotisations entre employeur et salariés afin de garantir les prestations :

Part employeurPart salarié
Santé58 %42 %
Prévoyance70 %30 %

Cette proposition permettait de conserver des prestations « haut de gamme* » de garanties en Santé et d’assurer l’avenir de la Prévoyance avec un coût raisonnable pour le salarié : environ 50 € par an (pour un salaire de 43 000 €, soit 4,16 € mensuellement).

*La CFDT était favorable à la différenciation de prise en charge en optique entre réseau et hors réseau Santéclair.

En santé, Klésia préconisait 7,2 % d’augmentation mais la Direction a fait le choix d’agir sur les garanties pour ne pas remettre la main à la poche :


Pas de hausse de cotisation
(hormis la revalorisation du PASS, hypothèse 2026 + 1,5 %)

Mais des modifications de garanties

prise en charge différenciée Réseau / Hors Réseau Santéclair,
Et une nouvelle offre C’Evidentia pour de l’optique, à distance

(10 % du PMSS soit 392 €
en 2025)

(au lieu de 150 €)


Klesia demandait 8 % d’augmentation mais la Direction a opté pour la solution suivante :

Augmentation de la cotisation (répartie entre employeur et salarié) :

Diminution de la prise en charge lors des arrêts maladie :
Le montant correspond à la CSG/CRDS (6,7 % de contributions sociales) sur les IJSS ne sera plus couvert par Klésia afin de garantir le salaire net.
Ce montant correspond au maximum à 84,50 € / mois qui sera désormais à votre charge (en effet, les IJSS sont calculées sur la base de 50 % du salaire journalier plafonné à 41,47 € par jour).

Fin de la prise en charge des jours de carence et du complément de salaire :
De plus, au vu du nombre important d’arrêts de travail chez les nouveaux embauchés (moins de 12 mois de présence effective), la Direction a décidé d’appliquer strictement les CCN présentes chez Covéa.

Nos contrats de protection sociale n’échappent pas à la dérive des dépenses année après année, d’autant plus que la Sécurité Sociale ne cesse de se désengager.

Refusant une fois de plus des modifications de garanties en Santé, année après année, comme unique levier.

Acceptant des hausses de cotisations en Prévoyance plus importantes afin de pérenniser le régime et réduire le déficit constaté.

Demandant l’ouverture d’une négociation pour proposer une nouvelle répartition des taux de cotisations. La CFDT était prête à s’engager pour une participation financière mesurée des salariés (4,16 € / mois / salarié), pour la sauvegarde des garanties.